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Vous connaissez la chanson ?

Une histoire de la chanson française

Du 2 avril au 31 décembre 2015

Affiches, journaux, photographies, objets mais aussi chansons à écouter sur place : l’exposition évoque la chanson française sous toutes ses formes, de façon chronologique.

La Belle Epoque est tout d’abord évoquée avec la co-existence des cafés-concerts et du cabaret, plus intimiste. Puis les fameuses « revues » apparaissent. Après la Première Guerre le fox-trot et le Charleston font sensation. Le cabaret se distingue du music-hall : la chanson y est plus exigeante. Dans les années 1930, le swing marque la chanson française tandis que, parallèlement, la chanson réaliste s’impose.

 Sous l’Occupation, certaines chansons glorifient Vichy. D’autres, évoquant la ruralité et les beaux villages, peuvent être interprétées de façon opposée. Les chansons d’amour nostalgiques évoquent à mi-mots la guerre et la séparation, tandis que les zazous incarnent une « insolence » à contre-courant. Une « guerre en chansons » contre l’ennemi s’organise principalement à Londres.

 Après guerre, la jeunesse veut s’amuser. A Saint-Germain, dans les clubs, le texte prime sur la musique. Aux Trois baudets défilent les artistes qui bouleversent le paysage de la chanson.  Mais la chanson traditionnelle connaît de beaux jours et l’opérette connaît un succès immense : l’exotisme est apprécié dans la grisaille de l’après-guerre !

Le rock enthousiasme la jeunesse dès le début des années 60. Le yéyé, à la mode chez les jeunes, est moins révolté. Certains chanteurs s’en démarquent : Nino Ferrer et Dutronc fonctionnent sur la dérision, Hugues Aufray s’intéresse au folk.

Dans les années 60, Brassens, Ferré, Brel sont au faîte de leur carrière. Mai 68 ne suscite pas de chansons emblématiques, mais des titres comme L’Amour avec toi (1966), Déshabillez-moi (1967) ou 69 année érotique participent à l’évolution des mœurs. Les comédies musicales comme « Hair » et le Big Bazar de Michel Fugain montrent l’influence du mouvement hippie.

Les années 70 marquent le triomphe de la « variété » tandis que de nombreux chanteurs publient des albums soignés. On évoque une « nouvelle chanson française » avant que n’apparaisse, à la fin de la décennie, le rock et le disco.


Jean Sablon par l'artiste nogentais James Rassiat, du bois de Vincennes au succès en Amérique.
V.1960
Collection P. Jadin et C. Langhendries

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