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Paris en banlieue

"Paris en banlieue". Le musée de Nogent-sur-Marne présente une nouvelle exposition racontant l'origine de la banlieue, le rôle de la capitale l'utilisant tantôt comme lieu de rejet tantôt comme espace de liberté et la réaction des municipalités souhaitant marquer leur autonomie. A découvrir jusqu'au 24 mars 2002.

Une première section montre comment des villages,  tels Passy, Montmartre, Charonne, Bercy (tantôt lieux de villégiature, tantôt concentration de misère) constituent la première "banlieue". Quand Paris annexe ces faubourgs en 1860, la banlieue se déplace au-delà des fortifications : là s'étend une campagne salvatrice, mais aussi la misère des zoniers , chassés de la capitale

L'exposition développe les rejets effectués par Paris : un rejet moral (l’internement des malades à Bicêtre ou la construction d’un temple à Charenton en sont la preuve) et un rejet économique (les activités polluantes sont délocalisées). Certaines communes deviennent de véritables "dépotoirs" de la capitale. La banlieue inquiète, l'Etat redoute les troubles sociaux.

La création des lotissements modifie la physionomie de l'Ile-de-France. Certains d’entre eux attirent le Parisien : la banlieue est présentée comme un paradis,  conciliant la vie au grand air et l’avantage de la ville. D’autres, au contraire, suscitent le mécontentement des mal-lotis, dont l’action est capitale dans l’histoire politique de l’entre-deux-guerres.

L'exposition s'achève en présentant la réaction des municipalités qui, dès les années 1880, affirment leur identité en protestant contre les empiètements de Paris. La fierté du banlieusard triomphe lors des élections de 1935. La banlieue aime Paris mais Paris doit respecter sa banlieue.

Journaux du Second Empire, photographies du début du XXème siècle, pièces administratives, affiches, planches architecturales et estampes  illustrent le propos.