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Fêtes en banlieue

Exposition consacrée aux fêtes en Ile-de-France de 1800 à 1950.


Au musée :


Les  fêtes traditionnelles.

Nombre de fêtes ont pour origine les foires, où les saltimbanques officiaient à côté des marchands. Les  fêtes de corporations, telles la Saint-Vincent (fête des vignerons) et la Saint-Fiacre (fête des horticulteurs) ponctuent la vie du village.

Le carnaval, organisé à Mardi Gras ou à la Mi-Carême, avec la promenade du bœuf gras et l’élection de la reine des blanchisseuses connaît vers 1880, un regain d’intérêt qui s’inscrit dans une recrudescence générale des fêtes (14 juillet, réception de monarques étrangers, départ des conscrits).

Les fêtes communales.

Résultant parfois de la laïcisation de fêtes religieuses, elles sont l’image de marque des communes sous la IIIe République. Elles durent plusieurs jours et comportent de nombreuses attractions dont une retraite aux flambeaux, un feu d’artifice et un bal.  Dans les communes riveraines de la Marne et de la Seine, des jeux nautiques rassemblent des milliers de spectateurs.

Les communes organisent également des fêtes variées : fêtes politiques (commémoration de la Révolution française), concours de fanfares ou de compagnies de pompiers, fêtes de bienfaisance ou de quartiers.

Les fêtes à portée idéologique

Au XIXe siècle, la banlieue fête successivement la monarchie et la république, avant de devenir la terre d’élection de rassemblements politiques, telle la Fête. De même, les diverses composantes du « bien » et de la « vertu » sont déclinées à travers les fêtes de la rosière  ou des jardins ouvriers.



Aux archives :

Les trois grandes trois fêtes foraines de la Région Parisienne : la Foire du Trône (Paris et bois de Vincennes), la Fête des Loges (forêt de Saint-Germain-en-Laye), la Fête à Neu-Neu  (Neuilly-sur-Seine).

Ces fêtes présentent une mosaïque d’attractions. Les théâtres forains accueillent des centaines de spectateurs. Les musées consacrés à l’anatomie, mi pédagogiques mi sensationnels,  présentent des moulages de malformations. Dans les musées vivants, des figurants reproduisent des peintures célèbres. L’actualité est présentée dans les musées de cire. De nombreux monstres sont présentés, tels des géantes pesant 295 kg ou des hommes chiens. Indigènes et animaux surdoués sont exhibés. Mages et voyantes offrent leurs services. On se défoule au jeu de massacre permettant d’abattre des têtes de gendarmes ou de curés. Les forains divulguent les inventions techniques, tel le cinéma. La décoration des manèges est somptueuse pour plaire à la clientèle bourgeoise et fasciner le public populaire.

Estampes, affiches, peintures et photographies illustrent le propos.