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Exposition en cours

A partir du 2 février / La fabrique du cinéma

Une histoire des studios dans le Val-de-Marne

Du 2 février 2016 au 31 mai 2017 

Le territoire du Val-de-Marne occupe une position privilégiée dans l’histoire du cinéma. Trois studios lui ont donné un rayonnement international : Joinville, Saint-Maurice et Bry-sur-Marne.

Entre 1910 et 1970, le cinéma réalisé à Joinville est le plus représentatif du cinéma français, atteignant jusqu’à 40 % de la production nationale. "L’Argent", film muet de Marcel L’Herbier y est tourné. Deux ans plus tard, "Chiqué" de Pierre Colombier est le premier film « parlant » réalisé en France. Les années 1930 sont marquées  par le  tournage des "Misérables" de Raymond Bernard et la personnalité de Marcel Carné qui illustre le mouvement du « réalisme poétique » ("Quai des brumes", 1938). Joinville est encore le lieu de tournage des "Enfants du Paradis" et de "French Cancan" de Jean Renoir. Les studios sont démolis en 1991.

En 1930, la société américaine "Paramount" s’installe dans les studios de Saint-Maurice et construit des studios équipés pour le cinéma parlant. On y tourne des plans raccords sonores pour des films tournés aux Etats-Unis, puis des films destinés à l’Europe. C’est à Saint-Maurice qu’est tourné en grande partie "Marius", d’après la pièce de Marcel Pagnol (1931). "La Belle et la Bête", de Jean Cocteau est tourné en 1946. La même année, "Martin Roumagnac" est réalisé. "La Traversée de Paris" de Claude Autant-Lara (1956), évoque la débrouille en temps de guerre. Le dernier grand film tourné à Saint-Maurice est "La Folie des grandeurs" de Gérard Oury (1971). Les studios ferment peu après.

Les studios de Bry-sur-Marne, construits par la Société Française de Production, sont inaugurés en 1987. Leur activité est mixte : cinéma et télévision. "L’Odeur de la papaye verte", "Un long dimanche de fiançailles", "Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec", "Carnage" sont tournés sur place car le site possèdes des fonctionnalités optimales. Les objets accumulés pour des centaines de tournage constituent une collection exceptionnelle pour l’histoire du cinéma.

Le réalisateur de films d’animation Ladislas Starewitch (1882-1965) est représenté avec quelques-unes de ses marionnettes et la diffusion de films, sur borne. Ce cinéaste de génie d’origine polonaise s’est installé à Fontenay-sous-Bois en 1924 où il a travaillé dans son propre studio. Ses films sont des bijoux d’humour et d’esthétique.

L’exposition montre des photographies, journaux, affiches et objets issus de collections publiques et privées.

Dossier de presse de l'exposition La Fabrique du cinéma